05.09.2007

AB NIHILO *

Du fond de la plénitude inconnue,
J'errais dans l'âme humaine ;
M'entêtant à lui apprendre l'omniscience,
Unique magie de l'espoir et du Renouveau.

Tel était l'ordre de mon créateur.

Mais me voici bouleversé et ébranlé par ta venue,
Toi, pour qui mon coeur renait.
Je deviens innommable,
Car tu anéantis ce qui me définit.

C'est donc cela l'amour ?
Il m'étouffe, tellement il est puissant.
J'embrasse la torpeur de l'oubli,
Tu pilles toute croyance en mon âme.

Et même si l'envie de toi est un danger pour mon être,
Même si l'issue est fatale,
Je veux et je quémande l'interdit.
J'attendrais assis auprès de toi, la nuit sombre qui m'emportera.


* "à partir de rien"


DILEMMA

19.03.2007

LE VAMPIRE

 

Je ne me nourris pas de sang,

Mais de vos rêves.

Oubliés, naissants, matures, futurs, ou secrets.

Je suis affamé de vos plus profonds désirs.

 

J'ignore la paix :

La haine accompagne mes pas.

J'ignore la clémence :

Je suis l'assassin de vos espoirs.

 

Je déteste l'immortalité ,

Et bien que ma chair soit putride,

Elle vit du désir de l'âme,

Vous envie le salut divin.

 

Venez à moi, vivants et survivants du monde !

Car dans mes bras vides de jugements,

Vous trouverez calme et clarté

Puissance et décadence.

 

Et puisque l'homme est avide de lui-même,

Je vous offre le monde tel qu'il est,

Et vous libère des poisseuses chimères,

Obstacles, de la souveraineté que vous mendiez.

 

DILEMMA

31.10.2006

COMPLAINTE NOCTURNE

Douce nuit,

Douce et terrible nuit,

Lorsque tes bras enveloppent les êtres ici-bas,

Nul ne sait où frapperont tes poings.

 

Et s'envolent les espoirs des spectres

Bannis des enfers et de l'Eden,

Qui cherchent encore la délivrance

De la conscience et de l'âme.

 

Nuit que je crains,

Que nous reste t-il lorsque ta chair embaumée

Couvre les confiteor de l'orant

Prostré dans les pans de la douleur ?

 

Nous parcourons les tables de tes lois,

Mais restons toujours aveugles.

Regarde cette masse qui geint !

Avide d'une vérité invisible.

 

Sous tes mystérieuses arcades,

Quel est ce temple, cet état

Qui se cachent et nous épient ?

Qui soulignent l'insignifiance de notre création.

 

DILEMMA

10.06.2006

MANIFESTEMENT, VOTRE

Doux mirages salutaires,

Ne me délaissez pas pour la raison :

Elle est si froide et si indigne,

Cette mauvaise mère.

 

Je ne peux me résoudre à revenir dans ses bras.

 

Grands Rois Fous d'illusion,

Sur votre majestueux trône

Illuminé de perles de rêves,

Gardez-moi une place...Un temps.

 

Je ne peux redescendre si bas.

 

Et malgré votre douce et suave mélodie,

Je ne cesse de perdre pied parmis les miens.

Malgré votre compréhension et douceur mystiques,

Je me sens chuter dans les limbes des mortels.

 

- Tu n'es pas d'ici.

 

 Et alors !

Je me sens votre !

Est-ce injure à votre stature royale

De me placer à votre hauteur et espérer ?

 

Espérer...

 

Qu'importe le crime !

J'ose reprendre la place...Ma place.

Ceci, malgré l'enfer et le supplice

Qui sont, hélas mes pères.

 

DILEMMA

30.01.2006

RUE DES GRANDS HOMMES

Damnés des méandres hivernaux,

Ils cherchent le salut qui les libèrera,

De leur haustère prison brumeuse.

Rien ne va. Rien ne vient.

 

Sans corps, sans âme,

Voici les impalpables grandioses.

Entendez-vous, mortels !

Leurs coups de colère et d'impatience !

 

Les pierres usées par leurs pas incessants,

Hurlent les revendications des désespérés.

La cité est en colère :

Donnez-nous cette reconnaissance !

 

L'humanité déchiré

Sous ces mains d'outre-tombe,

Se lamente,quémande ces messies

Perdus dans la nebuleuse.

 

Rien ne va. rien ne vient.

 

Vers vous, mes frères illégitimes,

Nous nous tournons :

Tendons notre main,

Qui cherche la votre.

 

Rien ne va. Tout vient.

 

DILEMMA

27.10.2005

LE CADDIE PERCE

L'hibernation d'une vie méprisée de tous,

Ronge mon humanité décadente,

Et je m'emprisonne dans une sphère d'ambre,

Loin du néophyte-Rieur.

 

Petit caddie perçé de cris,

Roule, roule sur ces chemins aigres.

Petite chose aux crissements humains,

Viens, viens dans cet abris de carton.

 

Dénué de joailleries éternelles,

A mes yeux, tu es grand de bien.

L'or est éphémère,

Quand les rues s'ouvrent pour l'homme à terre.

 

Grand empereur de verre,

Refuse moi la fatalité,

Mère de tous les vices humains,

Gouffre de l'intrusion morbide.

 

Petit caddie perçé de braillements,

Chante, chante l'ami, cette oraison funèbre,

Celle-là même qui accompagne mon cortège,

Vers ce tombeau parsemé d'invectives purulantes.

 

-Je ne chante que pour toi, mon maître.

Mais la rouille empoisonne l'optimisme que je te dois.

 

Dilemma.

source photo :http://patati-patata.skynetblogs.be/?date=20040531

02.09.2005

L'allée des Mille-Feuilles

Au fond de l'inconscient absurde,

Se dévoile l'allée aux Mille-Feuilles :

Grande Dame de la pensée cachée,

Sublimée par le vice du silence.

 

Mon refuge, mon amie.

Chaque fois que je parcours ton corps,

Tu es la seule à savoir que je saigne,

La seule qui perce à chaque pas, le mal qui me ronge.

 

Mille maux se cachent en ton antre,

Mille idées en parsèment le sol,

Mille pleurs se détachent de tes arbres douloureux

Pour finir leur dégringolade sur ta terre obscure.

 

Et je ne sais où aller, Je ne sais quoi mendier.

Hôtesse de mes jours pluvieux,

Dévoile-moi le coeur de ta source,

Confie-moi le savoir qui t'anime.

 

Dame aux bras spirituels,

Dis-moi,

En des mots mirifiques,

Quelle est la genèse de mon mal.

 

DILEMMA

photo : dilemma

24.06.2005

Cantique du désespéré

Cantique du désespéré



Dieu ! Vois l'affliction qui submerge mon être,
Sens la douleur qu'engendre ce désespoir
Que je ne peux combattre...Que je ne peux vaincre...
La victoire me semble lointaine, inabordable.

Le mal ronge mon âme,
Profonde est la souffrance.
Je verse mes larmes à tes pieds,
Je cherche l'espoir qui s'en est allé.

Mon chant te parvient-il ?
Inaudible pour l'insouscient,
Entends ce hurlement,
Qui déchire le silence de ton temple.

Seul, le blessé comprendra
Ces notes sanglantes, empreintes de douleur.
Tel l'agonisant qui gémit vers la vie qui le bannit,
Je hurle vers le divin libérateur.

L'essence de mon âme
S'évapore temps après temps.
Temps après temps,
Ma chair devient pierre effritée.

Qui me libérera de cette gargouille?
Seul l'écorché est mon compagnon,
Nous jouons sur la même lyre,
En quête de la note qui nous sauvera.

DILEMMA

Incandescence

Incandescence



Le feu de mon âme
En d'ultimes soubresauts,
Rend les derniers vestiges
Du passé nocturne
Avant l'extinction.

Quelle est belle la lune fuyante !
Elle se cache en d'obscures ombres
Et mendie aux mortels
D'autres secrets morbides,
Dont le sucre lui procure son éclat.

Et je danse sous cette dame d'argent,
Avide d'aspirer mon silence cruel.
Et je danse pour charmer l'ogre lumineux
En attendant un autre jour,
Un autre temps.

Le rhum de mes larmes,
Saoule mon être, brule mon âme.
En un filet nauséeux,
Mon crime atise les flammes de mon enfer.
Belle Dame, Que me veux tu ?

Je ne suis qu'un gueux.
A la porte de ta lumière.
Je recherche tes ombres,
Bienfaitrices des coupables silencieux.
Je ne suis qu'un gueux dans l'âtre de la mort.

Et s'éteind le feu de mon âme,
Sans épurer mon être pêcheur.
De ses dernières langues rougeâtres,
Il m'inflige de profondes blessures
Dont l'essence me consummera éternellement.

DILEMMA

23.06.2005

Sans toi

Sans toi...


Mon enfance quémande
Réparation et justice.
L'île où tu m'as exilé
M'emprisonnera à jamais.

Me vois tu?

non...
Mes cris se heurtent à ton silence.
Je suis au milieu du nulle part,
Perdue, sans l'amour d'un père.

L'enfance fut idyllique
Dans un sens.
Perturbée par ta subite venue,
Dans ce doux paysage.

Tu m'as prise, regardé,
Puis jeté dans les flots amers,
Sans pitié, sans regret !
Espérais-tu l'immerssion?

Père!

Je me suis accroché à ma haine
Et j'ai rejoins l'île de la désillusion.
Le paysage n'est plus le même :
Ma rancoeur l'a transformé.

La peur n'est point là,
Car tel est le tableau de mon coeur :
Le rivage de feu atise mon vindict
La plage de sang alimente mes larmes.

Face à cet apocalypse,
J'assiste chaque jour à cette scène :

L'arche providentielle se brise
Contre les rochers meurtriers.
L'arche espérée est coulé
Par les flots vengeurs et protecteurs.

Le déluge réclamme le coupable!

Ainsi est l'île,
Lîle de la désillusion
D'une fille sans père.....

dilemma

Toutes les notes