10.02.2008

c'est finit

Voilà, c'est finit ici. J'avais envie de nouveauté, d'autres choses ....

Maintenant ça se passe :

 

http://jeuneecrivaine-en-mal-edition.over-blog.com/

 

A d'autres lignes alors...

 

DILEMMA 

 

 

01.10.2007

FEUILLETON DILEMMESQUE

SOUS LES SAULES DECHARNES

Deuxième partie.

 

 

- " Lionel, donne-moi la main...Je manque de courage, petit frère."

- " Viens, ma Lyly ; je suis là."

Tous deux s'avancèrent vers l'entrée de la salle funéraire, afin de rejoindre les sièges qui leur étaient réservés. Les deux " enfants" de la défunte, furent surpris par la présence de tant de personnes.

" Qu'est-ce qu'ils ont à nous regarder comme cela, ces vautours de la douleur... Heureusement que Lyly est là, c'est pour elle que je suis venu. J'espère que ca ne va pas être long."

Un homme se leva et monta sur une chair qui tronait là. C'était le meilleur ami de la morte.

" Mon dieu, il ne manquait plus que ce brave Gustave de la Villandière...Purée... Elle nous aura tout fait. Qu'est-ce qu'il va dire sur elle ?
Mathilde, alias Nana sur les trottoirs, seconde épouse de Feu Ludovic Demazière, industriel véreux de son état, était une femme extraordinaire. En effet, après avoir passé dix ans, en tant que putain sur les trottoirs d'une petite bourgade dans le Nord, et s'être fait engrosser par un de ses innombrables clients , elle réussit à se faire épouser par ce riche homme d'affaire, qui l'avait croisé au hasard d'une chambre d'hôtel minable ! Un vrai conte de princesse, vous dis-je.
 Elle donna ainsi  à son fils Lionel, le père qui lui manquait, et ateignit ainsi la vie de luxe qu'elle rêvait depuis sa tendre enfance. Mettant au monde deux ans après une petite fille Lyly, ils formèrent jusqu'à la mort, une famille heureuse, unie....au moins en apparence. FIN."


De la Villandière commença son hommage :

Mathilde, était une femme extraordinaire. Elle ne croyait pas en Dieu, d'ailleurs c'est pour cela que nous nous retrouvons ici ; elle me répétait souvent :
- " Mon cher ami, Dieu est une invention de certains hommes au pouvoir, afin de contraindre les plus pauvre à rester dans leur condition et à en être fatalistes !"
Oui, c'était tout Mathilde, ce franc-parler, qui dérangeait souvent...

" Tu parles ! Elle n'avait pas de place pour la spiritualité, car son âme croulait sous le stupre ! "

La cérémonie dura une heure environ, durant laquelle, quelques amis intimes de Madame Demazière défilèrent pour lui rendre hommage. Après l'avoir accompagné à sa dernière demeure, tout le monde se retrouva dans la propriété famillale pour une collation. Lionel n'en pouvait plus de toute cette foule, dont il dédaignait les égards, car il apparentait cela à de la pitié. Il voulait fuir, surtout cette maison qui lui rappelait trop de souvenirs...Avec Elle. Et les verres d'alcool se succédaient entre ses mains...

- " Lionel, que fais -tu dans le jardin ? Viens, on doit saluer quelques personnes."
- " Non. Je n'ais pas envie de replonger dans cette macération de curieux. J'en ai assez. Je vais rentrer."
- " Quoi ? Tu ne peux pas encore t'en aller ! Les gens arrivent à peine, et on doit  être des hôtes exemplaires."
- " Dis moi Lyly, tu n'en a jamais eu marre de jouer le clone de maman ? Arrête avec tes protocoles de bourgeoise coincée !"
- " Lionel ! Mais tu es saoul ! Allez viens, tu es bouleversé. Viens on nous attend."
- " Fiche moi la paix ! "

Il se dégagea violemment des mains que sa soeur avait passé autour de son bras.

- " Doucement, Lionel, les gens nous regardent."

- " Et bien qu'ils regardent, ces braves gens ! Qu'ils se repaissent  de scandales comme ils aiment ! Venez venez ! Petits Petits ! Petits ! Venez entendre la vrai version, celle salit par la merde et l'hypocrisie ! Et non le magnifique conte enrubanné comme un bonbon rose, qui vous est servit sur le buffet chinois à 10 000 euros! "

- " Calme toi, je t'en prie ! Tu me fais honte ! "

- " Honte ? C'est moi qui te fais honte ? Ma pauvre Lyly, tu as toujours été un tantinet naïve. Mais je t'aime , je t'aime ! Mais ne me demande d'honorer la mémoire de cette femme ! ..."

- " Ca suffit ! "

- "...De cette femme ! Cette catin férue de bijoux cart..."

Une cinglante gifle l'empêcha de terminer sa phrase.

- " Comment oses-tu ? Pourquoi fais-tu cela à maman ? "

L'homme la fixa. Son regard devint noir ; Lyly n'avait jamais vu cette lueur dans les yeux de son frère..Jamais autant de colère, de haine...de douleur.

- " Je n'ais jamais eu de mère. "

Et il s'en alla sous les regards médusés de l'assistance, en jetant violemment le verre qu'il avait à la main, et qui se cassa sur le chemin dallé menant à la sortie.


DILEMMA
 

24.09.2007

FEUILLETON DILEMMESQUE

SOUS LES SAULES DECHARNES

 

Première partie

 

Sale temps pour un enterrement...de circonstance quoi. Heureusement que j'adore l'orage. Mais qu'est-ce qu'il fout le feu ! Il en prend du temps pour passer au vert ! Ca n'a même pas encore commencer et j'en ai déjà marre...Je ne peux pas y échapper, je suis quand même "le fils de la défunte",  j'aurais pu me passer d'une telle notoriété... Ouais, ils me font chier, ces gens que je ne connais même pas, à me faire des visages cafardeux en croyant que j'en ai quelquechose à foutre de tout ca ! Triste, moi ? pas du tout. Je suis le fils, et en tant que tel, je me dois d'être abattu, du moins en public....pour ne pas faire désordre. Je ne pleurerais pas pour Elle.
J'ignorais que tant de personnes la connaissaient, ou l'appréciaient...Ils sont tous tristes, on dirait... Pathétiques !
Comme s'ils  ignoraient, qu'avant d'être cette "dame bcbg", ma mère était une pute.
Et c'est ainsi qu'elle restera , à mes yeux ; Même au fond d'une tombe en marbre d'Italie et gravée de lettres d'or massif ! Une pute...


DILEMMA